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Dictionnaire / Motier

A/B/C/D/E/F/G/H/I/J/K/L/M/N/O/P/Q/R/S/T/U/V/W/X/Y/Z

 

~ A ~

Abernuncio [abœʁnɔ̃sjo] : n. f. Formule que les catholiques prononçaient lors de la confirmation des vœux du baptême ou lors d’un baptême. Il est cité dans de nombreux dictionnaires espagnols comme interjection au sens de  » Dieu nous préserve! ».

Abibaud [abibɑw]  : n.m. Moucheron.

Abouie [abwui] : topon. Village de l’Abbaye sur la commune de Héric.

Abourâ [abuʁɑ] : n. m. Couche de paille dans un sabot.

Abourer [abuʁø] : v. t. Couvrir la cour d’une litière, faire (ou changer) la litière, mettre de la paille dans un sabot. On va aboureu les pourcéo avec des ajons. Nous allons arranger la litière des cochons avec des ajoncs.

A chaqe faï ! [aʃakfaj] : interj. Chaque fois.

Aconnaitre [akonɛtʁø] : v. tr. Connaître quelqu’un. Reconnaître quelqu’un. Du vieux-français aconnoistre. S’ti là, je l’ai aconnu depé bin longtemps. Celui-là je le connais depuis longtemps.

Aghuzer [agyzə] : v. tr. Aiguiser un outil.

Ah dame point ! [adampwɛ̃j] : interj. Non ! Certainement pas !

Ah dame sia ! [adamsja] : interj. Si ! Certainement que si.

[aj] : n. f. L’aire de battage.

Aï don ! [ajdɔ̃] : interj. Allons donc !

À la vot’ teurtous [a la vot təʁtu] : expr. A votre santé.

Alsion [alsjɔ̃] : n. m. Pièce appelée aussi couton, obtenue à partir d’une gaule de châtaignier, formant l’ossature d’un panier en osier.

Aneu [anø] : adv. Aujourd’hui.

Aou [au] : n. m. Août.

Araignée [aʁɛ̃ɲe] : n. f. Sorte de grappin à trois ou quatre branches utilisé pour récupérer les récipients tombés dans les puits.

Araigner [aʁɛ̃ɲø] : v. tr. Enlever les toiles d’araignées.

Arouer [aʁwø] : v. tr. Rassembler le foin sec en lignes. Faire des aroues.

Asteur [astœʁ] : loc. adv. Maintenant.

Âtelle [ɑtɛl] : n. f. Corde ou courroie de cuir utilisée pour atteler la brouette à son porteur. Lâtellepasse autour du cou du porteur et ses extrémités sont attachées aux bras de la brouette. la charge est ainsi mieux répartie et les bras sont soulagés.

A teu coups ! [atəku] : interj. A chaque fois.

A tout coup ! [atuku] : interj. Certainement, d’ailleurs, n’importe comment, en tout cas, inévitablement, quand même, à tout coup, à chaque fois (ext.) immanquablement, (ext.), indiscutablement (ext.). A tout coup, ça l’a deloûzë un p’tit. Quoiqu’il en soit ça l’a sorti un peu.

Aveça [avəsa]  :  topon.Commune d’Avéssac.

Avette [avɛt], Mouche-à-miel [muʃ a mijɛl] : n. f. Abeille

A verse [a vɛʁs] : expr. Pleuvoir fortement. I mouille à verse depé à matin. Il pleut fortement depuis ce matin.

Avoinée (prendre une) [avɔɑne] : n. f. Recevoir une correction. Origine : Cette expression date du XIXe siècle. Les cochers avaient pour habitude de nourrir leurs chevaux avec de l’avoine, et de leur donner un coup de fouet pour les faire avancer. La combinaison des deux actions a donné naissance au verbe « avoiner » qui peu signifier « donner des coups ». Cette expression est aujourd’hui plutôt utilisée pour « se faire réprimander sévèrement ».

Avri [ɑvʁil] : n. m. Avril.

Azurage [azyʁaʒ] : n. m. Tremper du linge blanchi dans une eau imprégnée d’une couleur bleue, pour lui donner de l’éclat.

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~ B ~

Badrâ [badʁɑ] / Bardrâ [baʁdʁɑ] : n. m. Battoir à linge.

Bâillaod [bɑjɑw] : adj. Curieux et indiscret.

Balaï [balaj] : n. m. 1. Balai. 2. Genêt servant à la confection des balais. A rapprocher du breton balan (genêt).

Bale [bal] : n. f. Corbeille en osier. La bale, c’ét un penieu en osieu ! La bale c’est un panier en osier !

Balle (- de céréale) [bal] : n. f. Enveloppe , tégument qui contient la graine des céréales et qui en est séparé au battage. Celle d’avoine, plus légère, plus douce au toucher, était soigneusement recueillie pour emplir les ballins et les ballines. Avec la paille brisée, cela forme les Gâpâs. Quien plleusi de dormir su un’ balline fraïche nemplleinie de balles. = Quel plaisir de reposer sur une couche garnie de balles neuves.

Balle à linge [bal a lɛ̃ʒ] : n. f. Grand panier d’osier destiné à emporter le linge au lavoir.

Ballin [balɛ̃j] : n. m. Petite balline de berceau.

Balline [balin] : n. f. 1. Couchage formé de balles d’avoine dans une enveloppe de toile. 2. Expr. Manger la balline = Dilapider tout son bien.

Banquette [bɑ̃kɛt] : n. f. Accotement. Bord de la route entre chaussée et fossé. Sa chârte  a mordu su la banquette, il a manqueu attrapeu accident. Sa voiture a mordu l’accotement il a failli avoir un accident. Syn. berne.

Baqhet [bakɛ] : n. m. Récipient rond en bois de contenance variable, jusqu’à 100 litres environ. Le baqhet était parfois fait d’une barrique nantaise (220l) coupée en deux.

Barbot [baʁbo] : n. m. Hanneton.

Barge [baʁʒ] : n. f. Gros tas de paille ou de céréales.

Bas boucard [bɑ bukaʁ] : adj. Vent de sud-ouest.

Bat-d’la-goule [bɑdlɑgul] : n. m. Bavard irréfléchis. Qui parle à tort et à travers. Quel bat d’la goule c’tila ! Quel bavard celui-là !

Battages [bataʒ] : n. f. pl. Moissons.

Bataillon [bataiɔ̃] : n. f. pl. Équipe d’entraide au travail formée à l’occasion des moissons.

Batterie [batʁi] : n. f. 1. Battage des céréales dans une ferme. 2. Ensemble des travailleurs employés aux battages.

Battou [batu] : n. m. Celui qui travaille à la batterie.

Baude [bod] : n. f. Génisse.

Baudet [bodɛ] : n. m. Veau.

Bedoufllure [bəduflyʁ] : n. f. Boursouflure, cloque, ampoule (cloque).

Ben béné (étr) [bɛ̃ bene] : expr. Être dupé, se faire avoir. J’avaes ach’teu ceut’ vache, je m’ses ben fé béné. Je me suis bien fait duper en achetant cette vache.

Béleu [bɛlø] :  topon. Commune de Beslé-sur-Vilaine.

Benéze [bənez] : adj. Content, heureux, joyeux, satisfait.

Berne [bɛʁn] : n. f. Accotement. Bord de la route entre chaussée et fossé. Syn. banquette.

Berouette [bəʁuɛt] :  n. f. Brouette.

Bersiller [bøʁsije ] : v. tr. Cligner. On bersille des yeux.

Bête à Bon Dieu  [bɛt a bɔ̃ dijø] : n. m. Coccinelle. Appelée Perrine [pɛʁin] à Casson (44).

Beuche-merde [bøʃə-mɛʁd] : n. m. Bousier. Appelé tarinou [taʁinu]  (granchamps-des-fontaines 44) ou tarinié [taʁinjø] (casson 44).

Beuguin [bøgɛ̃] : n. m. Lombric. Ver de terre. Y pleuva tellement que les beuguins ‘ta tous sortis. Il a tellement plu que les vers de terre sont sortis en grand nombre.

Beuille [bøj] :  n. f. Bedaine. Avar de la beuille. Avoir un gros ventre. A t’y don d’la beuille depi quequ’temps. Comme il a donc un gros ventre depuis quelque temps.

Beuillu [bməjy ] : adj. Ventru. Il est beuillu comme un chien nailleu. Il est ventru comme un chien noyé. T’as ti donc d’la misère avec ton beuillu. Comme tu es malheureuse avec ton gros homme.

Beuluette [bølyɛt] : n. f. Etincelle. Flamme furtive. A force de bersilleu, je n’vaille pu que des beuluettes. A force de cligner des yeux je ne vois plus que des étincelles.

Beurciller [bøʁsijø] : v. intr. Cligner sans arrêt des paupières et des sourcils. Le soulaïl me fait beurciller. Le soleil me fait cligner des yeux.

Beurnâchou [bøʁnaʃu] : n. m. et adj. 1. Personnage sale et sans soins, au jabot taché d’aliments. 2. Qui se plaint tout le temps (sens donné à Héric et ses environs).

Beursoin [bøʁswɛj] : adj. Sournois, renfrogné.

Beurtaud [bøʁtɑw] : n. m. Très petit passereau appelé roitelet.

Bew (44) / biao [bew / biao] : adj. Beau.

Bié [bie] : n. m. Région. Blé. Seigle.

Bièn  [bjɛ̃] :  topon.Commune de Blain.

Bié naï [bie naj]? Bien naille [bjɛ̃ naj ] : n. m. Blé noir. : n. m. Sarrasin.

Biette [biɛt] : n. f. Betterave fourragère.

Biette négresse [biɛt negʁɛs]  : n. f. Betterave potagère

Bigâille [bigaj] : n. f. Bagatelle, petite monnaie, piécettes. Je n’e que de la fâillie bigâille dans ma bourse. Je n’ai que des piécettes dans mon porte-monnaie.

Biller (se) [bije] : v. tr. Se cogner l’os d’une cheville avec le sabot de l’autre pied en marchant. En rev’nant de l’école je m’s’eu ti donc ben billeu les chevilles. En revenant de l’école je me suis bien cogné les chevilles avec mes sabots.

Bobane [bobɑnə] : n. f. Femme sotte et babillante.

Bobillon [bobijɔ̃] : adj. Bavard, sans esprit.

Bobillonage [bobijonɑʒə] : n. m. Bavardage.

Bobilloner [bobijone] : v. intr. Bavarder.

Bonè [bɔnɛ] : n. m. Béret.

Bonhomme de paille [bɔ̃nɔ̃m də pɑj] : n. m. Epouvantail. Un bonhomme de paille c’ét pour fere pou é ouéziaos. Un épouvantail sert à effrayer les oiseaux.

Boucard [bukaʁ] : adj. Vent de nord-ouest ou de galerne, vent mauvais et froid.

Bouchon d’écuelle [buʃɔ̃ dekyɛl] : n. m. Lavette à vaisselle.

Bouéte à laveu [bwatə a lavø] : n. f. Petite caisse en bois, garnie de paille ou de tissus, dans laquelle les femmes s’agenouillaient au lavoir.

Bouiner [bwinø] : v. intr. Bricoler (péj.), lambiner (fam.), perdre son temps, tarder, mal travailler, s’occuper à des riens, tuer le temps, s’attarder (ext.), travailler lentement (ext.). Depé à matin, i n’fait rin que d’bouineu. Depuis ce matin, il ne fait que perdre son temps.

Bouler [bulø] : v. intr. Tomber en roulant par terre.

Bouquer [bukø] : v. pron. et v. intr. Bouder. Il est bouqueu, y dit pu rin. y s’bouque pour un rin. Il boude et ne dit plus rien. Il boude pour un rien;

Bourdaine [buʁ] : n. f. La Bourdaine est un arbuste de la famille des Rhamnacées qui pousse en milieu généralement très humide et dont l’écorce est utilisée comme purgatif. On distingue la bourdaine blanche et la bourdaine noire.

Bourder [buʁdø] : v. intr. Ne plus pouvoir avancer un véhicule par enlisement. La charrette a bourdé dans l’bas ch’min. La charrette s’est enlisée dans le chemin creux.

Boureuil [buʁœj] : n. m. Fagot. Aneu, j’ai fait ben pu d’piles de boureuils que p’tit Jan. Aujourd’hui, j’ai fait beaucoup plus de piles de fagots que Petit Jean.

Bourse [buʁs] : n. f. 1. Porte-monnaie. N’y a point grand chouse dans ma bourse. Je n’ai plus de d’argent. 2. Sac de papier utilisé autrefois en épicerie de détail.

Boursette [buʁsɛt] : n. f. Mâche

Bouvarde [buvaʁd] : adj. Vache stérile généralement engraissée avant d’être menée à l’abattoir.

Bouzine [buzinə] : n. f. Vessie d’un animal. Utilisé aussi pour ballon de baudruche.

Brabant [bʁɑbɑ̃] : n. m. Charrue métallique fabriquée industriellement à partir de la fin du XIXe s.

Brére [bʁɛʁ] : v. intr. Brailler, crier, pleurer.

Brenée [bʁəne] : n. f. Potion d’eau et de son utilisée par l’hongreur.

Brinder [bʁɛ̃dø] : v. tr. Faire « chanter » un objet en la faisant entrer en résonance. Cé à la Saint-Jean qu’on fé brindeu les pouéles.  C’est à l’occasion de la Saint-Jean que l’on produit une mélodie, à l’aide de joncs et de chaudrons en cuivre.

Bronde [bʁɔ̃de] : n. f. Brande. Formation végétale des sols acides et pauvres, où dominent les bruyères, parfois appelées elles-mêmes brandes. (La brande peut constituer le sous-bois des forêts de pins ou une lande stérile sans arbres ; outre les bruyères, on y trouve l’ajonc, le genêt, la fougère grand-aigle, etc.).

Les Brondes [lɛ bʁɔ̃de] : topon. Village d’Héric dont ont peut probablement rechercher l’origine dans le mot gallo bronde désignant une lande stérile, sans arbres.

Broussée [bʁusø] : n. f. Buisson, fourré(bot.), roncier.

Brûler [bʁylø] ou faire brûler [fɛʁ bʁylø] : v. tr. Distiller (du cidre ou du vin).

Bûiller [byjø] : v. tr. 1. Crier en pleurant (enfant). 2. Beugler (taureau). 3. Expr. Faire bûiller les poêles. Voir brinder.

Buée [bye] : n. f. Du vieux-français buer. Lessive.

Busser [busø] : v. tr. Meutrir, taler un fruit. J’n’en veux pouint de ta ponme, el ét toute busseu. Je ne veux pas de ta pomme, elle est toute talée.

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~ C ~

Caboce [kɑbɔs] / caboche [kɑbɔʃ]  : n. f. Clou de fer à cheval, court à grosse tête.

Cache-néz [kaʃ-ne] : n. m. Écharpe.

Ça date de ren ! [sadatdəʁɛ̃] : interjÇa a peu d’importance.

Cafeu [kafø] : n. m. Café.

Cafeu d’à matineu [kɑfø dɑ mɑtinø]  : expr. Le petit déjeuner.

Cai [kaj] : n. m. Affaire (objet), bien (nom), chose, fortune, nourriture (gén.), ressources. J’vouz perzente mé veûs les meillous et ben de cai pour l’anée à v’nir. Je vous présente mes vœux les meilleurs et vous souhaite de l’abondance pour l’année à venir.

Calotte [kalɔt] : n. f. Claque sur la joue. Tu vas avér une calotte su la goule, ce s’ra ben mériteu. T’a qu’à durer tranquil’. Tu vas avoir une claque sur la joue, ce sera bien mérité. Tu n’as qu’à te tenir tranquille.

Capuchon [kapyʃɔ̃] : n. m.Sorte de pélerine imperméable pour se protéger de la pluie.

Câriole [kɑʁjɔl] : n. f. Char à banc, voiture à cheval.

Carte [kaʁtə] : n. f. Cartable.

Catrinette [katʁinɛt] : n. f. Cétoine doré.

Chace (en) [ʃas] : n. f. En chaleur, en rut.

Chafaod [ʃafaw] : n. m. Crochet, mousqueton, notamment au bout de la chaîne du puits pour accrocher le seau.

Chain [ʃɛ̃n] : n. m. Chêne.

Chandelle [ʃɑ̃dɛl] : n. f.Lumière. Éclairage.

Chandelle de rousine [ʃɑ̃dɛ də ʁuzin] : n. f.Sorte de bougie, faite de résine et donnant une faible lueur. Qant on feseu les veilleu dans le temps et pi que la lumière manqeu, on allumeu le lampion ou la chandelle de rousine. On n’vailleu rin du tou.

Chaodiere [ʃawdjɛʁ] : n. f. Alambic, chaudière, chaudron à lessive.

Chaodron [ʃɑwdʁɔ̃] : n. m. Chaudron.

Chaosse [ʃaosə] : n. f. Bas de laine montant en haut des cuisses et tenu par un jarretier.

Chaosson [ʃaosɔ̃] : n. m. Chausson. Les chaossons dans les sabios c’est tout d’même ben pu d’amain qu’la paille. Les chaussons dans les sabots c’est tout de même plus confortable que la paille.

Chârte [ʃɑʁt] : n. f. Vieille charrette. Utilisé aussi de façon moqueuse pour désigner une voiture.

Châtôberient [ʃɑtobʁjɑ̃] :  topon. Ville de Châteaubriant.

Charretée [ʃɑʁte] : n. f. Charge d’une charrette : Une charretée de foin.

Charroyer [ʃɑʁwaje] : v. tr.Transporter sur des charrettes, des chariots, etc. J’ë mon fumieu à châroyer pour l’épende. J’ai mon tas de fumier à transporter pour l’épendre.

Châruer [ʃɑʁye] : v. tr. Labourer. Asteur pour charruer, ils ont dix ou vingt socs su la charrue. Désormais, pour labourer on dispose de dix ou ving socs sur la charrue.

Chataingneu [ʃɑtɛ̃ɲø] : n. m. Châtaignier.

Chatte [ʃat] : n. f. Chenille velue.

Chauffe-pied [ʃaofə-pjø] : n. m.Boîte en bois pour se chauffer les pieds, dans laquelle on mettait le terrasson contenant de la braise.

Chaufferette [ʃofəʁɛt] : n. f.Boîte métallique à couvercle ajouré dans laquelle on mettait de la braise pour se chauffer les pieds. Elle était munie d’une anse permettant son transport.

Chevalet [ʃvalɛ] : n. m. Support servant à maintenir le bois pour le scier.

Chiffer [ʃifø] : v. tr. Chiffonner. D’où q’tu viens ti mon garçaille ? Ta blouse ét toute chiffë. D’où viens-tu mon gamin ? Ta blouse est toute froissée.

Chiner [ʃinø] : v. tr. Mendier. Quémander

Chique [ʃik] : n. f. Morceau de tabac que l’on mâche.

Chiquer [ʃikø] : v. tr. 1. Mâcher du tabac. I chiqë, i piâchë ça, i crachë jaone. Il mâchait du tabac, il le mastiquait, il crachait jaune. 2. Mordre.

Chomer [ʃɔmø] : v. tr. Dresser. Mettre debout. On chome les quintéo de bien naille. On dresse les javelles de blé noir.

Chomer (se) [ʃɔmø] : v. pr. Se mettre debout. Se tenir debout. Se redresser.

Cicot [siko] : n. m. reste de tige d’une plante coupée. Après les moissons, on pouvait dire, « Si t’vas cour dans l’preu, t’blesse pas avec les cicots » . Si tu vas courir dans le pré ne te blesse pas avec les restes des tiges.

 [ko] : n. m. Coq.

Collation [kolasjɔ̃] : n. m. Léger repas pris dans l’après-midi.

Collationner [kolasjɔ̃nø] : v. intr. Prendre un léger repas dans l’après-midi.

Comben [kɔ̃bɛ̃] : adv. Combien.

Comète [komɛt] : n. f. Sabot entièrement en bois.

Comeudien [kɔmədjɛ̃] : n. m. Gitan, bohémien, vivant en général dans des roulottes stationnées à l’entrée des agglomérations. A Héric, les « nomades » , comme ont les appelaient aussi, s’arrêtaient généralement à la Croix de la Mission. Les vocables Gitan, bohémien, comeudien, romano, romanichel et même forains désignaient indistinctement tous les gens du voyages. A Grandchamps-des-Fontaines on ne prononce pas le « meu » de comeudien, mais on dit comédien. J’eu vu des comeudiens par dans l’bourg. J’ai vu des bohémien dans le bourg. Va don t’laveu la goule, on direut un vraye comeudien. Va donc laver ton visage, tu ressemble à un bohémien.

Compagnie [kɔ̃paɲi] : n.f. 1 – Ensemble de plusieurs batteries (quelquefois 20 fermes) groupées pour travailler en commun. Appelé aussi bataillon. 2 – Bande d’animaux, à poils ou à plumes, de même espèce. Dans le paturaw, n’i avaet eune belle compagnie de perdrix. Dans la pâture, il y avait un beau groupe de perdrix.

Core [kɔʁ] : adv. Encore. Le v’là core, li. Le voilà encore, lui.

Cosse [kɔs] : n. f. Petite meule de foin faite dans le pré en attendant la mise en mulon.

Cotillon [kotijɔ̃] : n. m. Petit jupon, parfois en flanelle, qui était porté surtout par les paysannes. Un coureur de cotillons était un cavaleur.

Courti [kuʁti] : n. m. petit terrain. Le terme n’est pas spécialement utilisé pour un potager à Héric et sa région.

Couton [cutɔ̃] : n. m. Pièce appelée aussi alsion, obtenue à partir d’une gaule de châtaignier, formant l’ossature d’un panier en osier.

Corner [kɔʁnø] : v. intr. Appeler ou avertir quelqu’un en sonnant de la corne, de la trompe, du klaxon, etc. En arrivant dans le village le boulangeu a corneu un bon coup pour s’annonçeu. En arrivant dans le village, le boulanger a longuement klaxonné pour annoncer son arrivée.

Cossarde [kɔsaʁd] : n. f. Buse variable

Cosse [kɔs] : n. f. Petite meule de foin faite dans le pré en attendant la mise en mulon.

Couasse [kwas] : adj. Poule qui ne pond plus mais reste sur le nid.

Couée [kwe] : n. f. Couvée.

Couer [kwø] : v. tr. Couver. Ceut’ poule couasse est toujours en train de couer. Cette poule qui n’est plus en état de pondre reste cependant sur le nid.

Couézée [kueze] : n. f. Fenêtre. Frome la couézée ! Ferme la fenêtre !

Coui [kwi] : adj. Etat d’un œuf stérile qui a été couvé.

Criquer [kʁikø]: v. intr. Crisser. A matin ça t’eu gueurouée, ça criqueu sous les pas. Ce matin c’était gelé, ça crissait sous les pas (mot à confirmer par un autre témoignage).

Croc [kʁo] : n. m. Sorte de fourche à quatre doigts recourbés pour tirer sur le fumier ou travailler la terre.

Crouni [kʁuni] : adj. Abasourdi, saoulé, abruti de bruit, de paroles, de travail.

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~ D ~

Daï [daj] : n. m. Doigt. Grous comme mon p’tit daï. Gros comme mon petit doigt.

Dard [daʁ] : n. m. Faux pour couper herbes et céréales.

Darin [daʁɛ̃] : n. m. Sorte d’animal mythique, que personne n’a jamais vu, mais que l’on fait chasser par les gens crédules en les laissant à l’affût la nuit. C’était autrefois une farce courante que d’inviter à la chasse au darin.

Dame ! [dam] : interj. Assurément, bah !, bien sûr, eh !, évidemment, certes (ext.), exclamation (ex.), naturellement (ext.), soit (adv. ext.), -sans traduction-. E pé dame c’ét tout. Et puis c’est tout.

D’apré [dapʁɛ] : interj. A ce qu’on dit.

Décembe [desɑ̃b] : n. m. Décembre.

Demouézelle [dəmuezɛl] : n. f. Libellule.

Dépouiller [dəpujə] : v. tr. Déshabiller, dévêtir.

Deursoueu [dəʁswə] : n. m. 1. Dressoir. 2. Région. Meuble formant étagères ouvertes fixé sur la hotte des cheminées rustiques.

Devarine [dəvaʁinə/dəvaʁœ̃nə] : n. f. Sortie festive, goguette. T’és parti cour, t’és cor parti en devarine. Tu es parti en vadrouille, tu es encore parti faire la java.

Devizer [d(ə)vizə] : n. f. Causer, converser, deviser, discuter, s’entretenir, faire la causette (fam.), parler (v.).

Dineu [dinø] : n. m. Repas du midi

Donger [dɔ̃gø] : v. tr. ça m’fait dongeu. ça me répugne

Douelle [duwɛl] : n. f. Pièce de bois servant à la construction de tonneaux.

Douet [dwe] : n. m. Lavoir, grande mare. Elle a câssë son bardrâ su la roche du douet. Elle a cassé son battoir sur la pierre du lavoir.

Drâiller [dʁɑje] : v. tr. 1. Filer à toute allure (Héric et ses environs). 2. Rosser, corriger (autres aires linguistiques telle Bouvron).

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~ E ~

Ébeloui [əbəlwi] : v. tr. Ébloui. ça taet si bew qe je ses restë ebeloui. ç’était si beau que j’en suis resté ébloui.

Éboguer [ebogø] : v. t. Retirer la bogue de la châtaigne, écaler la noix, écosser les haricots secs.

Écaubuts [ekɑwby] : n. m. pl. Terre prise sur une lande ou un bois et peut-être défrichée par brûlage. Ici orthographié écaubuts et non écobuts pour respecter la prononciation dialectale de Bouvron. Les résidents ne connaissent pas ce mot « Écaubuts » autrement que pour nommer des villages.

Ecouâ [ekuɑ] : n. m. Balai en bouleau. Passe l’écouâ dans la piace ! Balaye le sol !

Ecouâiller [ekuɑjø] : v. t. 1.Balayer. 2.Recevoir un coup de balais. 3.Se faire mettre à la porte.

Éguerner [egøʁnø] : v. tr. Émietter, égrainer, écosser. A matin on va égueurneu les haricots secs. Ce matin nous allons écosser les haricots secs.

Emberazé [ɑ̃bøʁɑzø] : n. f. Légèrement ivre.

En avaï son fait [ɑ̃ avaj sɔ̃ føj] : exp. En avoir assez. J’en ë mon feuï de toutes ces fourcheuï de foin à brasseu. J’en ai assez de toutes ces fourchées de foin à déplacer.

En chine  (étr) / A la chine (étr) [ʃin] : expr. Réclamer. Quémander. Le sien qui chine, il ét tout le temps en train de d’mandeu. Si tu d’mandes une faï tu chines pas. Si t’és tout le temps en train de d’mandeu, t’és en train de chineu.

Encrië [ɑ̃kʁijø] : n. f. Encrier.

Engeance [ɑ̃ʒɑ̃sə] : n. f. Catégorie de personnes jugées méprisables : Une sale engeance. Quelle espèce de bonhomme ! Quelle espèce de bonne-femme ! Quelle engeance !

Enqe [ɑ̃kə] : n. f. Encre.

Éparer [epaʁe] : v. t. Tailler, éclaircir. Va t’en don épareu la hâ ! = Va donc tailler la haie !

E pis [ə pi] : conj. coor. Et. Maï e pis ma fame. Moi et ma femme.

Épiauler [epjolø] : v. tr. Écorcher. Enlever la peau d’un animal.

Épine bllanche [epin bjɑ̃wʃ] : n. f. Aubépine.

Épine naï [epin naj] : n. f. Prunellier.

Éqerouée  [ekəʁue] : n. f. Aventure rocambolesque. N’en v’la ti d’eune éqerouée ! En voilà d’une aventure !

Éri [eʁi] :  topon. Commune de Héric.

Éronce [eʁɔ̃s] : n. f. Ronce.

Éssouciller (s’) [esusie] : v. t. S’éveiller. Faudrait brasseu un p’tit les gamins pour qu’il aient l’temps d’s’ésouciller avant d’alleu à l’école. Il faudrait secouer un peu les enfants afin qu’ils aient le temps de s’éveiller avant de partir pour l’école.

Estivant [ɛstivɑ̃] : n. m. Personne qui passe ses vacances d’été dans un lieu de villégiature ; vacancier.

Être de garde / Être de sortie : expr. Le dimanche, la maisonnée était séparée en deux : ceux qui étaient « de garde » et ceux qui étaient « de sortie ». Ceux qui étaient « de garde »  se rendaient à la messe du matin, à six heures. Puis tout le reste de la journée, ils s’occupaient des animaux et de divers travaux de la ferme. Ceux qui étaient de sortie se rendaient à la Grand-messe de dix heures trente, ensuite ils étaient libres.

Être par-sous [et paʁsu] : exp. Dépendre de, être subordonné à. El ét par-sous le département. Elle est employée par le département.

Évailler [evajø] : v. tr. Étendre. Disperser. On évaille le fumieu su l’champ. On étend le fumier sur le champ.

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~ F ~

Fagoter [fagotø] : v. tr. Disposer du bois en fagots.

Faï [faj] : n. f. Foi. Je seu v’nu t’vèr pu d’une faïJe suis venu te rendre visite plus d’une fois.

Faï [faj] : topon. Commune de Fay de Bretagne.

Fâilli [fɑji] : adj. -ie f. Mauvais(e), chétif(ve), faible.

Faire brun [fɛʁ bʁœ̃] : loc. verb. Faire sombre. Dimanche o saï, i f’ra brun d’bon’heure avec la nouvel heure. Dimanche soir, il fera sombre tôt du fait du changement d’heure.

Faire la pile [fɛʁ la pil] : expr. Entasser les gerbes de blé en attendant les battous.

Falot [falo] : n. m. 1. Nom donné à la lampe-tempête qui fonctionnait au pétrole. On preneu le falot pour alleu dans les écuries. On utilisait le falot pour se rendre dans les étables. 2. Nom donné, dans les églises, à la lanterne de procession ; elle était hexagonale, en laiton ouvragé et fonctionnait avec une bougie.

Faocher [fawʃø] : v. tr. Faucher.

Fare [faʁ] : n. f. Foire.

Farinieu [faʁiɲø] : n. m. Meunier.

Fegrè [fəgrɛ] :  topon.Commune de Fégréac.

Fendoué [fɑ̃dwe] : n. m. Fendoir. Outil de bois dur (buis) pour fendre en trois, quatre, cinq ou six brins les osiers et ronces utilisées en vannerie.

Feuner [fønø] : v. tr. Lier avec une cordelette.

Feurte [fəʁt] : n. f. Fine bande de tôle pour consolider les sabots de bois et empêcher qu’ils ne se fendent.

Feverieu [fəvəʁjø] : n. m. Février.

Fezerie  [fəzʁi] : n. f. Activité, exercice.

Fi d’garn ! [fidgaʁn] : interj. Dérivée de « fi d’garce », elle-même issue de « fille de garce ». Le mot « garce » n’a pas toujours eu le sens négatif qu’on lui connaît (femme de mauvaise vie). A l’origine, ce mot n’est que le féminin de « gars » (garçon).

Finger [fɛ̃ʒø] : v. tr. Gratter, fouiller le sol. J’eu vu un san-yeu fingeu dans l’fousseuJ’ai vu un sanglier gratter dans le fossé.

Flaopi [flawpi] : v. passif. Être extrêmement fatigué. Flapi.

Foncer [fɔ̃sø] : v. intr. S’enfoncer. S’enliser. Bon d’la ! Ça fonce par là ! Bon sang ! On s’enfonce par là !

Fosse [fos] : n. f. Petite pièce d’eau. Mare.

Fouleuiller [fulœjø] : v. intr. Perdre la raison.

Fourche à neuf daï, fourche à cat daï [fuʁʃ a nœf daj] , [fuʁʃ a kat daj] : n. f. Fourche à neuf ou à quatre dents.

Fourchreuille [fuʁʃʁəj] :  n. f. Le contenu de ce que peut retenir la fourche.

Frambouéze [fʁɑ̃boez] : n. f. Framboise

Fret / frede [fʁe/fʁed] : adj. Froid, glacé(e).

Fricassée [fʁikɑse] : n. f. 1. Mets cuits dans une poêle, friture. 2. C’était autrefois un plat bon marché et apprécié dans les campagnes, préparé par les bouchers à partir de tripes et d’estomac de ruminants. Louis Bizeul disait que c’était « le ragoût le plus commun des noces du pays » de Blain. La fricassée, c’ét du bon mangeu, pas cheu. La fricassée, c’est un bon plat pas cher.

Fricassée de muziaos [fʁikɑse də myziɑo] : exp. 1. Embrassade. 2. Se cogner visage contre visage.

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~ G ~

Gabourage [gabuʁaʒ] : n. m. Mélange de blé, orge et avoine écrasés, destiné à la nourriture animale.

Galoche [galɔʃ] : n. f. Chaussure de cuir dotée d’une semelle en bois.

Gâlure [gɑlyʁ] : n. m. Chapeau.

Gagnerie [gɛɲʁi] : n. f. Définition de Louis Bizeul : « Champ de grande étendue, sous une seule clôture, divisé par bandes ou réages et appartenant à un grand nombre de propriétaires. La ligne séparatrice des réages se nomme tête de champ« . Dans les communes remembrées, cette notion de gagnerie a complètement disparu, même de la toponymie.

Gampâs [gɑ̃pɑ] / Gâpâs [gɑpɑ] / Gaopâs [gɑopɑ] : n. m. pl. Gampâs/Gaopâs à Héric et dans les communes voisines, Gâpâs à Bouvron, il s’agit d’un mélange de paille brisée et de balles de céréales recueilli au bout de la batteuse. La marée des gâpâs est la grande marée de fin septembre. Peut-être appelée ainsi parce qu’elle arrive après la fin des gros travaux agricoles et qu’elle permet aux agriculteurs de prendre un peu de bon temps en allant pêcher à la côte. A rapprocher du breton gwaspell (paille hachée).

Garçailles [gɑʁsɑj] : n. m. pl. Jeunes enfants. « Mes pauv’ garçailles, j’me remarierai jamais. » dit le veuf à ses enfants.

Gâre [gɑʁ] : adj. De plusieurs couleurs.

Gari-garette [gɑʁi-gɑʁɛtə] adj. De plusieurs couleurs, bigarré, bariolé. Gari-garette  est une création, un jeu de mots avec allitération.

Gariolé [gɑʁiole] : adj. Bariolé.

Gâter [gɑtø] : v. tr. renverser (un liquide).

Gâziao [gɑziaw] : n. m. Oiseau, volatile.

Gémneu [gemnø] / Ghemnëye [gemnəj] : topon. Commune de Guémené-Penfao.

Ghinre [gɛ̃rə] / Ghinrè [gɛ̃ʁɛ] : topon. Commune de Guenrouët.

Gouche [guʃ] : n. f. Truie.

Goutte [gut] : n. f. Eau-de-vie.

Guaziao [gɑziɑo] : n. m. Enfant turbulent.

Ghigne [giɲ] : n. f. Cerise sauvage.

Ghimenter (se) [gimɑ̃te] : v. pron. Se documenter, s’enquérir, s’informer, se renseigner, s’instruire. Avan d’aleu à qué’q part, je’m ghimente su le ch’min à suiv. Avant de me rendre quelque part, je me renseigne sur la route à prendre.

Ghimentou [gimɑ̃tu] : n. m/f. Journaliste. Note : ce terme n’est pas connu des participants de l’atelier.

Ghuss [gys] : nb. m. Auguste.

Ghustine [gystin] : nb. f. Augustine.

Gigourdaine [ʒiguʁdɛn] : n.f. Ragoût de viande de porc. Certains abats entraient dans la recette ainsi que des pruneaux. C’était le plat principal des « repas de boudins », grande fête conviviale de famille.

Gironée [bøʁsijœ] : n. f. Quantité d’herbes ou d’autres choses qu’une femme porte dans son tablier relevé. Elle a ramneu un’ gironeu de pataches. Elle a rapporté un plein tablier de pommes de terre.

Cordemaï [kɔʁdəmaj] :  topon. Commune de Cordemais.

Goret [gɔʁɛ] / Gorin [gɔʁɛ̃] : n. m. Cochonnet (animal), porc.

Goulée [gule] : n. f. Contenu de la bouche. Manger à grandes goulées = Manger gloutonnement. Quelle gouleuï que tu prends quand tu manges ! Comme tu prends de grandes bouchées quand tu manges !

Goutte [gut] : n. f. Eau-de-vie.

Gourmitter [guʁmitø] : v. i. Régurgiter après le biberon. Le petiou gourmitte. L’enfant régurgite.

Grain [gʁɛ] : n. m. Région. Blé. Froment.

Grâler (se) [gʁɑlø] : v. pron. Se chauffer au soleil. Y fait ben béou, j’va me grâleu au souleil. Il fait très beau, je vais me chauffer au soleil.

Granchâun [gʁɑ̃ʃɛ̃w] :  topon. Commune de Grandchamp-des-Fontaines.

Grand-messe [gʁɑ̃-mɛs] : n. f. Célébration de la messe, où l’on chantait l’ordinaire et le propre, par opposition à la messe basse. (Elle était dite solennelle quand s’y ajoutait la présence du diacre et du sous-diacre.).

Gratte [gʁat] : n. f. Bouillie qui a attaché et caramélisé au fond de la casserole et qu’il faut gratter pour la détacher.

Grêle [gʁɛl] : n. f. Crible servant à trier et nettoyer les céréales.

Grogeuse [gʁɔʒəz] : n. f. Nom des premières batteuses fixes à céréales.

Grole [gʁɔl] : n. f. Corbeau.

Groue [gʁu] : n. f. Petite glace. Eau gelée à la surface des flaques, mares, étangs, rivières, etc.

Grous d’iao [gʁu djaw] : n. m. pl. Bouillie de farine de blé coupée en cubes et fricassée.  At saï j’alons manjeu des grous d’iao. Ce soir je vais manger de la bouillie de blé noir.

Guerlot [gəʁlo] : n. m. Grelot.

Gueunasser [gønasø] : v. intr. Pleuvoir doucement mais continuellement.

Gueunasserie [gønasʁi] : n. f. Pluie fine et continuelle.

Gueurlubieu [gøʁlybjø] : n. m. Garnement. Galopin. Enfant plus ou moins effronté.

Gueurnette [gøʁnɛt] : n. f. Grenouille, rainette, pénis d’enfant, (fig.) quéquette (fig.), verge humaine (fig.), zizi (fig.). Veux-tu ramasseu ben vite ta gueurnette mon garcaille !

Gueurnieu [gøʁniø] : n. m. Grenier à fouin ou à grain.

Guernouézelle [gəʁnuezɛl] : n. f. Groseille à maquereau

Gueurnouille [gəʁnuj] : n. f. Grenouille.

Gueuroueller [gəʁuɛlø] : v. intr. 1. Se porter à merveille. Ça gueurouelle t’y à matin ? Comment allez-vous ce matin ? 2. Remuer, s’agiter. Le poupon q’mence à gueurouelleu, i s’essoucille bin manque. Le bébé commence à s’agiter, il se réveille sans doute.

Gueurouée [gøʁwe] : n. f. 1. Gelée. 2. Grande quantité. La traille a core fait une gueurouée de p’tits. La truie a encore fait une portée de nombreux petits.

Gueursillon [gøʁzijɔ̃] : n. m. Grillon.

Guinche [gɛ̃ʃ] : n. f. Bot. Herbe haute et fine récoltée en forêt utilisée pour une certaine vannerie, notamment la confection de jèdes.

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~ H ~

Hongreur [ɔ̃gøʁ] : n. m. Une personne faisant office de vétérinaire, non diplômée, détenant une expérience ancestrale. L’hongreur utilisait parfois des « brenées » (potions d’eau et de son).

Hoûssae  [husɑ] : n. f. Houssaie, houssais. Lieu au sein d’une forêt où pousse beaucoup de houx.

Le Houssais [lə usɛ] : topon. Village d’Héric dont ont peut probablement rechercher l’origine dans le mot gallo hoûssae  désignant un lieu au sein d’une forêt où pousse beaucoup de houx.

Hoûsser [usø] : v. tr. Houer. Labourer avec la houe. On va housseu les pataches.  Nous allons labourer les pommes de terre.

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~ I ~

Idée (avaï – de) ou (avaï – que)  [avaj ide] : loc. verb. Avoir l’intention de … Penser que …

Ielle et ielles [jɛl] : pron. pers. Elle. Elles.

Ieus [jø] : pron. pers. Eux.

Il est pu question de ça [il e pu kɛstiɔ̃ də  sɑ]: expr. Ça n’a plus cours. Ce n’est plus d’actualité.

Indigne [ɛ̃diɲ] : adj. Mal tenu, sal, pas présentable, délabré. Dam ! Tu vas alleu te nettoyeu la goule tes indignes. Tu vas allez te laver le visage tu n’es pas présentable. Les écuries sont indignes, faudreut tout r’faire à neu. Les écuries sont délabrées, il faudrait tout refaire à neuf.

Iniao [iniaw], Iao [iaw]  : n. m. Idiot, bête. Qheu  iniao sti-la ! Quel idiot celui-là !

Irouplin.ne [iʁuplɛ̃nə] : n. m. Aéroplane. Avion.

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~ J ~

Jaï [ʒɑj], Jaqe [ʒɑk] : n. m. Geai.

Janvieu [ʒɑ̃vjø]  : n. m. Janvier.

Jaqe [ʒɑk], Jaï [ʒɑj] : n. m. Geai.

Jarretier  [jaʁtje] : n. m. Synonyme de jarretière.

Jarretière  [jaʁtjɛʁ] : n. f. Pièce d’habillement, consistant en un ruban, de tissu élastique entourant la jambe au-dessus ou au-dessous du genou et qui maintient les chaosses en place.

Jau [ʒɑw] : n. m. Coq.

Jâun [ʒɛ̃w] : topon.Commune de Jans.

Jauneau [jɑwnew], Jaunréau [jɑwnʁeow] : n. m. Verdier.

Jaunréau [jɑwnʁeow], Jauneau [jɑwnew] : n. m. Verdier.

Javelle [ʒavɛl] : n. f. Petit tas de céréales coupées à la main ou par la javeleuse, et qu’on lie ensuite en gerbes.

Jede [ʒəd] : n. f. Récipient à pâte, en osier. Banneton.

Jède [ʒɛd] : n. m. Panier d’osier tressé avec des ronces préparées à l’eau bouillante pour en retirer les piquants.

Jeu, c’ét pâs de … [ʒœ] : exp. C’est déloyal. C’ét pâs de jeu ! T’a zieuter su mes cartes a maï. Tu triches ! Tu as jeter un œil sur mes cartes.

Jeûs, c’ét pâs des … [ʒœ] : exp. C’est compliqué. C’ét pâs des jeûs s’t’affaire-lâ. C’est une entreprise difficile à mener.

Jine [ʒin] : topon. Ruisseau de La Chézine sur la commune de Grandchamps-des-Fontaines.

Jinw [ʒɛ̃w] : nb. m. Jean.

Jiqhet  [ʒikɛ] : n. m. Hoquet.

Jis [ʒi] : n. m. Jeune pousse d’arbre. Gourmand.

Jotte [ʒɔt ] : n. f. Citrouille. A’t saï on va mangeu eune bonne soup’ de jot’. Ce soir nous allons manger une bonne soupe de citrouille.

Jou d’orine [ʒu d ɔʁin] : n. m. Jour de naissance.

Jouasse [ʒwas] : adj. Prêt à s’amuser. Le p’tit chien est jouasse à matin. Le petit chien a envie de jouer ce matin. Ne pas être jouasse : être triste, manquer d’humour.

Juillé [ʒyije] : n. m. Juillet.

Juin [ʒyɛ̃] : n. m. Juin.

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~ K ~

Kartel [kaʁtɛl ] : n. m. Quartier. Morceau. Veux-tu un kartel de ponme ? Veux-tu un morceau de pomme ?

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~ L ~

La Chfalrâ [la ʃfalʁɑ] : topon. Commune de La Chevallerais.

La Grigonnâ [la gʁigɔnɑ] : topon. Commune de La Grigonnais.

La Hamonna [la amonɑ] :  topon.   Village de La Hamonnais sur la commune d’Héric.

La-lein [la-lɛ̃j] : adv. Là-bas, pas loin. On va aleu chercheu les vaches lalin. Nous allons chercher les vaches là-bas.

La Meillerâ [la mɛjʁɑ] : topon. Commune de La Meilleraye-de-Bretagne.

Lampée [lɑ̃pø]: n. f. Goulée.

Lampion [lɑ̃pjɔ̃] : n. m. Lanterne contenant une matière combustible et une mèche, servant pour les illuminations.

La Pâqlâ [la pɑklɑ] : topon. Commune de La Pâquelais.

Lâsser [lasø] : v. tr. Fatigué, lassé. Ah ! Je seu-ti lasseu. Ah! Comme je suis fatiguée.

Lavandière  [lavɑ̃wdjøʁ], Queue de pelle [kœdpɛl] : n. f. Bergeronnette.

Le Coudraï [lə cudʁaj] / Le Coudra [lə cudʁɑ] :  topon. Commune du Coudray.

Le Derni [lə dəʁni] :  topon. Commune du Dreny.

Lein [lɛ̃j] : adv. Loin éloigné. Ç’est lein ! Ç’est loin !

L’Éraodâ [leʁɑodɑ] : topon. Commune de Saint-Émilien-de-Blain.

Lé Toch [le tɔʃ] : topon. Commune de Les Touches.

L’Gav [l’gav] : topon.Commune du Gâvre.

Lèt d’beure [lɛ dbəʁ] : n. m. Lait baratté, petit-lait, babeurre.

Li [li] : pron. pers. Lui. Ça m’étonne-ti de li ! Ça m’étonne bien de lui !

Liche [liʃ] : n. f. 1.Art de boire et de manger sans bourse délier. 2.Consommation excessive d’alcool. 3.Baiser mouillé.

Lichée [liʃe] : n. f. Lichette (fam), petite quantitée.

Liche-pot [liʃ-po] : n. m. invar. Index (doigt).

Lichée [liʃə] : n. f. Lichette, petite quantité de quelque chose. Je prenraes ben une petite lichée de saoce. Je prendrais bien une petite lichette de sauce.

Licher [liʃø] : v. tr./intr. Lécher, boire beaucoup (fig.). Dam ! Le Fernand c’est un gars qui lichePour sûr ! Fernand est porté sur la bouteille.

Lieuvr [ljœv] : n. m. Lièvre.

Lion [ljɔ̃] : n. m. Lien de paille, utilisé pour nouer les gerbes de céréales.

Lizette [lizɛt] n. f. Betterave fourragère.

Loche [lɔʃ] : n. f. Limace.

Lonji [lɔ̃ji] : n. m. Majeur (doigt).

Losse [lɔs] : n. f. Louche.

Louchereuille [luʃʁəj] :  n. f. Le contenu d’une louche.

Louve [luvə] : n. f. Nasse en osier pour la pêche.

Lu [ly] : pron. pers. Lui. Ça m’étonne-ti de lu ! Ça m’étonne bien de lui !

Luma [lymɑ] : n. m. Escargot.

Luzenjeu [lyzɑ̃ʒø] : topon.Commune de Lusanger.

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~ M ~

Maçra [masra] : topon. Commune de Massérac.

Mai [mɛ] : n. m. Mai

Maï [maj]: pron. pers. Moi. Maï, je sonje. Moi, je pense.

Mame ! [mam] : interj. Miam, miam-miam. Utilisé familièrement pour faire manger un enfant. Fès mame, mon fi, mame. Mange mon fils, mange. A noter qu’en norvégien on dit « nam-nam ! ».

Mangerie de boudin [mɑ̃ʒʁi də budɛ̃] :  n. f. Repas de boudins. Repas pris avec la famille, les voisins, les amis, après avoir tué le cochon.

Mâr [mɑʁ] : n. m. Mars.

Marça [maʁsa] : topon. Commune de Marsac-sur-Don.

Marinier [maʁiɲø] : n. m. Conducteur de péniche. Batelier.

Marcou [maʁku] : n.m. Matou.

Marraine [mɑʁɛn] : n. f. Femme (mariée ou non). Terme dépourvu de toute connotation péjorative. La Nanon, c’atait un’ bell’ marraine, y’avait quinze ou vingt ans. Nanon était une belle femme il y a quinze ou vingt ans.

Marça [maʁsa] :  topon. Commune de Marsac-sur-Don.

Massacrer [masakʁø] : v. t. Abîmer, endommager quelque chose par un travail maladroit.

Matineuï [matinɛj] : n. f. Matinée.

Méle [melə] : n. f. Nèfle.

Mener [m(ə)nø] : v. tr.Conduire (un troupeau, un véhicule).

Meneu [mønøj] : n. f. Minuit

Méseu [mezø] : adv. Maintenant. Ça gueurouelle point fort de méseu. Ça n’as pas l’air d’aller bien en ce moment.

Meurienne [məʁjɛ̃n] : n. f. Sieste de l’après-midi.

Midi [midi] : n. f. Grande sauterelle verte.

Misère (avoir de la) [mizɛʁ] : n. f. Avoir de la difficulté. Les étrangers ont de la misère à apprendre le français car certains mots semblables ont un sens différent.

Mitaod [mitɑw] :  n. m. Soupe froide, composée de morceaux de pain ou de galette de blé noir trempés dans du cidre doux ou du vin sucré.

Mitonnée [mitɔnej] : n. f. Panade. Sorte de soupe faite d’eau et de pain rassis.

Mouâ [mwɑ] / Moué [mwe] : topon. Commune de Mouais.

Mot d’billet [mo dbije] : n. m. Papier sur lequel on écrit brièvement une consigne, une note, un avertissement. Aote-faille a l’ecole on se passë des mots d’billet. Si la maitresse nous voyë, on se faisë attrapë et ça t’taet la pénitence. Autrefois à l’école, on se passait des petits mots. Si la maîtresse nous voyait, on se faisait réprimander et c’était la punition.

Moucher [muʃø] : v. intr. Pour les bovins, c’est galoper soudainement, la queue en l’air, apeuré par les piqûres de taons.

Mouche-à-miel [muʃ a mijɛl], Avette [avɛt] : n. f. Abeille.

Mouche-veurette [muʃ vəʁɛt] : n. f. Mouche des étables.

Moufu [mufy] : adj. (Pain et brioche) Pâte légère et bien levée. A son teurjous ben mouffues vos madeleines. Vos madeleines sont vraiment bien moelleuses.

Mouillasser [mujasø] : v. intr. Pleuvoir légèrement. Bruiner.

Mouillasserie [mujasøʁi] : v. intr. n. f. Pluie fine et continuelle. Quelle mouillasserie depé à matin !  Il pleut sans relâche depuis ce matin !

Mulon [mylɔ̃] : n. m.Forme régionale de meulon. Grosse meule de foin stocké définitivement avant sa consommation. Expr. Chargeu une chartée de foin à haut mulon = Charger une charrette de foin plus que la hauteur normale.

Mûrâ [myʁɑ] : n. m. Conserve, fruitier, mûrisserie, réserve de pommes.

Musard [myzaʁ] : n. m. Traînard. Pas pressé.

Muser [myzø] : v. intr. Perdre son temps, traîner en route. Après la messe, il a musé. Après la messe il a traîné en route.

Musette [myzɛt] : n. f. 1. Petit sac d’ouvrier, en toile, porté à l’épaule. 2. Accès d’ivresse. I’n n’avaet ti d’eune bonne musette, yere ou saï ! Il avait une bonne « cuite » hier soir !

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~ N ~

Nâche [nɑʃə] : n. f. Emplacement où l’on attache un bovin. Eun fa les vaches attacheuillent à la nâche, fronme le taille. Une fois que les vaches seront attachées à leur place, ferme l’étable.

Nâcher [nɑʃø] : v. tr. Attacher un bovin à sa place. Il est à nâcheu les vaches dans l’taille. Il est en train d’attacher les vaches dans l’étable.

Naille [naj] ou naï [naj] : adj. Noir. Il a fait naille de bonne heure aneu. Aujourd’hui il a fait noir tôt.

Nanne [nɑn], Nannette [nɑnɛt], Nannon [nɑnɔ̃] : nb. f. Anne.

Nânon [nɑnɔ̃] : nb. f. Anne, Annette.

Nau [nɑw] : n. m. Noël (terme vieilli).

Nâuntt [nɛ̃(w)t] : topon.Ville de Nantes.

Négouliner [negulinø] : v. intr. Avoir la goutte au nez.

Niaud [njɑw] : n. m. Œuf non fécondé qui a été couvé, dit œuf coui. Servait souvent, en restant dans les nids, à attirer les poules pondeuses.

Nigeoter [niʒotø] : v. intr. S’occuper sans beaucoup de résultat à des travaux lents.

Nigeotou [niʒotu] : n. m. et adj. Celui qui passe beaucoup de temps à nigeoter.

Niquedouille [nikəduj] : n. f. et adj. Gauche et niais, peu dégourdi. Une formulette enfantine d’élimination disait « Pique nique-douille, c’est toi l’andouille ».

Nort [nɔʁ] : topon. Commune de Nort-sur-Erdre.

Not·rdinm dé Laundd [nɔtrʁdɛ̃mdelɑ̃œ̃d] :  topon. Commune de Notre-Dame-des-Landes.

Nouée [nue] : n. f. Noix.

Nouzille [nuzij], nozille [nozij],  n. f. Noisette.

Novembe [novɑ̃b] : n. m. Novembre.

Noyeu [nojø] :  n. m. Noyer.

Nozaï [nozɑj] : topon. Commune de Nozay.

Nozille [nozij], nouzille [nuzij] n. f. Noisette

Nozilleu [nozijø] :  n. m. Noisetier.

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~ O ~

Octobe [ɔktɔb] : n. m. Octobre.

Oeil [əj] : n. m. Partie où débute le tressage d’un panier en osier .

Oh pela ! [opølɑ] : interj. Doucement. Pas d’empressement.

Orine [ɔʁin] : n. f. Origine. Espèce. Race

Ormeo [oʁmew] : n. m. Bois d’orme. Petit orme.

Orvao [ɔʁvɑo] : topon. Commune d’Orvault.

Ouaille [uaj] : n. f. Brebis. Ô lé grenw sisyaw a touzë lé Ouaille, èl avë tayë un morciaw dë touele dë len.  Avec les grands ciseaux à tondre les brebis, elle avait taillé un morceau de toile de lin.

Outanw [utɑ̃w] : adv. Autant.

Ouverieu [uvəʁjø] :  n. m. Ouvrier

Ouzeuille [uzøjə] : n. f. Pluie battante, averse. L’ouseuille est passeu. L’averse est terminée.

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~ P ~

Pai [paj] : n. m.Cheveu. Poil.

Paï [pɑj], pare [paʁ] : n. f. Poire.

Paï crapao [pɑj kʁapao] : n. f. Poire crapaud (variété de poire).

Paï traï [pɑj tʁaj] : n. f. Poire sauvage.

Palis [pɑli ] : n. m. Pierre plate de schiste, dite « pierre bleue », extraite d’une carrière située à Nozay. Taillée en plaques épaisses, elle est dressée et utilisée en palissade (mot dérivé de palis). Taillée plus finement, elle sert de tuteur aux pieds de vigne. En la creusant, on en fait aussi des éviers, des auges à cochon, etc.

Palle [pal] : n. f. Pelle. Pelle à bêcher, pelle à enfourner le pain, pelle à brasser les céréales, etc.

Pare [paʁ], paï [pɑj]  : n. f. Poire.

Parenteuille [paʁɑ̃tøj] : n. f. Filiation.

Passer au bleu [pasə o bjø] : exp. Tremper du linge blanchi dans une eau imprégnée d’une couleur bleue, pour lui donner de l’éclat. Effectuer un azurage.

Patache [pataʃ] : n. f. Pomme de terre.

Paturaud [pɑtyʁɑw] : n. m. Petite pâture.

Pâture [pɑtyʁ] : n. f. Paturage.

Patouiller [patujø] : 1. v. intr. Patauger. 2. v. tr.  Région. Praliner : enrober les racines des végétaux dans une vase liquide pour favoriser la reprise. On a bien patouilleu les choux avant d’piquer, mais dam vont-ti prend’? On a bien praliner les plants de choux avant de les planter, mais prendront-ils ?

Pécheu [peʃø] : n. m. Pêcher.

Pèlerine [peləʁin] : n. f. Courte cape, souvent en laine tricotée, couvrant les épaules et la poitrine.

Penéler [pœnelø] : 1. v. intr. Travailler dur.

Pénitence [penitɑ̃s] : n. f.Punition. Si la maîtresse nous voyë, on se faisë attrapë et ça t’taet la pénitence. Si la maîtresse nous voyait, on se faisait réprimander et c’était la punition.

Perdriole [pɛʁdʁijɔl] : n. f. Perdrix.

Perdu d’pllée [pɛʁdy d’pje] : expr. Pluie incessante. On é perdu d’pllée depé une qhinzaine. La pluie ne s’arrête pas depuis quinze jours.

Perimper [pɛʁɛ̃pɛʁ] : n. m. Imperméable. De la marque déposée « per-imper ». I mouille, prend ton perimper. Il pleut, prends ton imperméable.

Perrière [pəʁjɛʁ] : n. f. Carrière de pierre.

Peutou [pətu] : n. m. et adj. Péteux. Honteux. I t’eu tout peutou d’avèr grand pou de s’nalleu de naï. Il était tout honteux d’avoir peur de partir de nuit.

Piâcher [pjɑʃø] : v. tr.Mâcher. Mastiquer en faisant du bruit. I chiqë, i piâchë ça, i crachë jaone. Il mâchait du tabac, il le mastiquait, il crachait jaune.

Piçeu  [pisø] : topon. Commune de Puceul.

Pièce [pjəs] : n. f.Champ.

Piéri [pjeʁi] : topon.Commune de Pierric.

Piéssë [pjesə] : topon.Commune de Plessé.

Pigner [piɲø] : v. intr. Pleurer, pleurnicher.

Pignerie [piɲəʁi] : n. f. Des pleurs et des gémissements qui durent.

Pignou [piɲu] : n. m. Qui a l’habitude de pleurnicher.

Pigot [pigɔ] : n. m. Bec d’oiseau (Morbihan).

Pile [pil] : n. f. Lampe de poche.

Pile de boureuil [pil də buʁəj] : expr. Pile de fagots.

Pilerie de pllace [pilʁi d’pias] : expr. Réfection de sol en terre battue.

Pinchelette [pɛ̃ʃəlɛtə] ou Pinclette [pɛ̃klɛtə] ou Péchelette [peʃəlɛtə] : n. f. Moineau. Vien don vèr un p’tit dans l’pailleu ! N’y a core un-ne nichée de cinq ou six pinchelettes. Viens donc voir un peu dans le pailler ! Il y a encore une nichée de cinq ou six moineaux.

Piqher [pikə] : v. tr. Planter. On deu  piqueu les biettes et la poureuille. Nous devons planter les betteraves et les poireaux.

Piée [pje], Pieuille [pjəjə] : n. f. Pluie. On é perdu d’pieuille depé une qhinzaineLa pluie ne s’arrête pas depuis deux semaines.

Pocheuï [poʃəj] : n. f. Sac de blé.

Polka [pɔlka] : n. m. Sabot entièrement en bois, dit aussi « sabot breton ».

Pommier de pigeonnets  [pumiø d’piʒunø] : n. m. Pommier donnant des pommes appelées « pigeons » ou « pigeonnets ». Ce sont de nombreuses variétés ayant en commun une forme conique plus ou moins arrondie.

Poquer [pɔkø] : v. tr. Cogner. Je seus tombé su la tête, ç’a poqué dur. Je suis tombé sur la tête et me suis cogné fortement.

Potin [potɛ̃] : n. m.Bruit, tapage, vacarme. Faire du potin.

Pou [pu] / Fere pou [fɛʁ pu] / Avaï pou [avaj pu] : n. f. Peur / Faire peur / Avoir peur. Un bonhomme de paille c’ét pour fere pou é ouéziaos. Un épouvantail sert à effrayer les oiseaux.

Pouiller [pujə] : v. tr. Habiller, vêtir.

Poume [pum], ponme [pɔ̃m] : n. f. Pomme

Pourqa [puʁka] : n. m. Pourquoi.

Potiron [potiʁɔ̃] : n. m. Dénomination régionale pour la coulemelle ( lépiote élevée). Plusieurs familles de la commune d’Héric et des environs portent ce nom.

Pouéï [pwej] : n. m. Pou.

Pourciao [puʁsjaw] : n. m. Porcelet.

Poureuille [puʁuj], pouraille [puʁɑj]  n. f. Poireau.  Va donc ramasseu la poureuille !  Va donc récolter les poireaux !

Prinqiao [pʁɛkiao] :  topon. Commune de Prinquiau.

P’tèt ben qu’oui ! [ptɛtbɛ̃kw] : interj. Peut-être que oui.

P’tèt ben que non ! [ptɛtbɛ̃knɔ̃] : interj. Peut-être que non.

P’tit-Mâr [ptimɑʁ] :  topon. Commune de Petit-Mars.

Puceu [pysø] :  topon.   Commune de Puceul (44).

Pui [pwi] : n. m. Citerne d’eau alimentée en principe par une source.

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~ Q ~

Quelot, à … [kəlo] : exp. Manière de porter quelqu’un sur ses épaules. Viens mon queniao que j’te meune à quelot. Viens mon petit que je te porte sur mes épaules. Variante de à la yotte, dite à Casson. Syn. yotte.

Quemander [kəmɑ̃dø] : v. tr. Demander quelque chose à quelqu’un, le solliciter avec insistance.

Queniao [kənjaw] : n. m. Bébé, petit enfant, poupon. I zon core eu un aote queniao. Ils ont encore eu un enfant.

Quenoufe [kənuf] : n. f. Piqûre de puce.

Queue de pelle [kœdpɛl], Lavandière [lavɑ̃wdjøʁ] : n. f. Bergeronnette.

Queutre [kjøtʁ] : n. m. Pauvre. Miséreux. As-tu vu Ugène ? Il ét pouilleu comme un queutre ? As-tu vu Eugène ? Il est habillé comme un miséreux ?

Quieuru [kiəʁy] : adj. Qui a le cœur solide. Qui est courageux. Mon vaïsin est quieuru, il penelle du matin au saï. Mon voisin est courageux, il travaille dur du matin au soir.

Quinteau [kjɛ̃tew] : n. m. Gerbes de céréales rassemblées par cinq, dressées dans le champ en attendant le transport.

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~ R ~

Rabioter [ʁabjote] : v. intr. Obtenir quelque chose en supplément : Rabioter du vin.

Rac [ʁak] : adv. Ras, Juste. Il a passeu rac la mâre. Il est passé au ras de la mare. Mon bâton, je creus ben que j’l’eus coupeu trop rac. Je crois bien que j’ai coupé mon bâton trop juste.

Rachaler (se) [ʁɑʃɑlø)  : v. pron. Se réchauffer. Ça c’mence à point s’rachaleu. Il commence à faire froid.

Rapiamus [ʁapiɔmys] : n. m. Prières. Bénidicités. Désigne aussi par dérision des mots sans intérêt, des boniments, des sornettes. N’en v’la t’i’ des rapiamus !  En voilà des sornettes !

Raisineu (ʁɑjzinœ)  : n. m. Confiture faite avec du jus de raisin.

Raissiée [ʁajsje], de raissiée [də ʁajsje] : n.f. Après-midi.

Rapronobis [ʁapʁɔnɔbis] : n. m. Vient du latin ora pro nobis. Litanie de boniments, de paroles insensées. Je seus lasseu d’écouter les rapronobis des marchands d’farine. Je suis las d’entendre le bla-bla-bla des représentants en aliments du bétail.

Rasserrerie [ʁɑsəʁʁi] : n. m.Collecte, collection.

Réage [ʁeaʒ] ou riage [ʁjaʒ] ou rillage [ʁijaʒ]   : n. m. Partie de gagnerie caractérisée par des sillons de même longueur.

Rebaptiser [ʁəbatizø] : v. tr. Couper l’eau-de-vie avec de l’eau pour en diminuer le dégré alcoolique.

Rebiquer [ʁəbikø] : v. intr. Se dresser, se redresser. T’as les cheveux qui rebiquent mon garçaille. Tu as des épis dans les cheveux mon enfant. D’une plante desséchée qui se redresse après avoir été arrosée, on dit qu’elle  rebique.

Rebouter [ʁəbutø] : v. tr. Remettre en place un membre brisé ou luxé.

Reboutou [ʁəbutu] : n. m Rebouteux. Celui qui reboute.

Recaopir (se) [ʁəkawpiʁ] : v. tr. Se rétablir. I t’eu ben malad, asteur le v’la recaopi. Il était bien malade, maintenant le voilà rétabli.

Rempienir [ʁɑ̃pjeniR] : v. tr.Remplir, faire le plein. Cant on a soutireu l’cite, i faut rempienir la barrique. Lorsqu’on a soutiré le cidre, il faut en rajouter dans la barrique.

Ren [ʁɛ̃] : n. f. Rien. Comme de ren. Comme un rien.

Renverser [ʁɑ̃vɛʁsø] : v. tr. Vomir. Le pov’ gamin, teu t’y don ben malade, y n’a fait que renverseu toute la nuit. Le pauvre enfant a été bien malade, il a vomit toute la nuit.

Repas de boudin [ʁəpa də budɛ̃] :  n. f. Repas pris avec la famille, les voisins, les amis, après avoir tué le cochon.

Retour de noces [ʁtuʁ də nɔs] : n. m. Le repas donné le lendemain d’un mariage permettant de finir les restes. Le r’tour n’vaut pas les noces. Le lendemain d’un mariage n’est pas aussi fastueux. Employé aussi pour marquer le désenchantement, le retour à une situation ordinaire après avoir vécu un moment exceptionnel.

Ribot [ʁibo] : n. m. Vient du breton ribot (baratte). Pièce mobile en bois pour battre la crème et faire le beurre.

Ribotte [ʁibɔt] : n. f. Récipient en bois ou grès où l’ont bat la crème pour faire le beurre Baratte.

Ribotter [ʁibɔtø] : v. tr. Battre la crème pour en faire du beurre Baratter.

Ricasse [ʁikɑs] : n. f. Suite de rires inutiles et énervants.

Ricasser [ʁikɑse] : v. intr. Rire inutilement et de façon énervante.

Rigado [ʁigadɔ] : n.m. Mollusque bivalve appelé coque. A matin, il a pécheu trois bonnes livres de rigados. Ce matin il a pêché un bon kilo et demi de coques.

Rigole [ʁigɔl] : n. f. Fossé au bord de la route. Sa chârte a mordu su la banquette avant que d’verseu dans la rigole. Sa voiture a mordu l’accotement avant de se renverser dans le fossé.

Ringer [ʁɛ̃jʒø] : v. intr. Ruminer (pour les bovins). Tourner et retourner quelque chose dans son esprit (pour les humains).

Rotte [ʁɔt] : n. f. Passage étroit, dans une haie, par exemple. Musse-tai dans la rotte !. Cache toi dans le trou de la haie !

Rouabe [ʁwɑb] : n. m. Outil en bois (pour rassembler des céréales) ou en fer (pour rassembler la vase).

Rouche [ʁuʃ] : n. f. Bot. laîche = Carex Végétation de marais. Ce sont des plantes à feuilles souvent coupantes, à tiges souvent de section triangulaire, utilisées par les enfants pour tresser de petits objets.

Rouchet [ʁuʃɛ] : n. m. Os à ronger.

Rouelle [ʁwɛl] : n. f. Avant-train de charrue. Expr. Se coucher en rouelle. Se coucher en rond.

Rouincer [ʁuɛ̃se] : v. intr. Grincer, grogner, pleurer, pleurnicher, protester, rechigner, récriminer, ronchonner (fam).

Roupie [ʁupi] : n. f. Goutte au nez.

Rousine [ʁuzin] : n. f. Résine. C’est une espèce de chandelle jaune foncé, mince et très cassante que l’on fixe sur une petite fourche de bois, sous le manteau de la cheminée ; car on ne pourrait en supporter la fumée dans une chambre. Il n’y a que les pauvres ou les cuisinières qui en fassent usage. On dit : j’ai acheté de la rousine (Mélanges sur les langues, dialectes et patois -1831).

Rousiner [ʁuzinø] : v. intr. Perdre son temps en nigeotant.

Rousinette [ʁuzinɛt] : n. f. Bot. Jonquille sauvage des bois et des prés (Narcissus pseudonarcissus)Alleu ramasseu les rouzinettes pouvait avoir le double sens  de flirter, batifoler.

Rousinou [ʁuzinu] : n. m. Celui qui passe son temps en nigeoteries.

Routie [ʁuti] : n. f.  Soupe froide, composée de morceaux de pain grillé trempés dans de l’eau sucrée à laquelle on ajoute du vin.

Rue [ry] : n. f. Cours de ferme.

Rufignë   [ryfiɲø] : topon. Commune de Ruffigné.

Runjer [ʁœ̃ʒe] : v. tr. Ruminer (au propre et au figuré). Réfléchir, cogiter, préméditer. La garette runje tant qu’ça peut. La vache pie rumine considérablement . De qu c’ét qe tu runjes don ? A quoi penses-tu ?

Rute [ʁyt], rutao [ʁytao] n. m. Rutabaga.

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~ S ~

Sabaron [sabaʁɔ̃] : n. m. Morceau de cuir ayant la forme d’une chaussette, s’arrêtant au talon, montant au-dessus des chevilles, porté dans un sabot pour se protéger des épines.

Sâfreu [sɑfʁø] :  topon. Commune de Saffré.

Saille [saj] : n. f. Seau en bois, de la forme d’une petite barrique cerclée et munie d’une anse. Souvent utilisée pour tirer l’eau du puits.

Sailler [sɑjø] : v. tr. Faucher.

Saillerée [sajʁe] :  n. f. Le contenu du seau.

Sairée [sajʁø] : n.f. Soirée.

Saoze [sawz] : n. f. Le saule.

Sapristi [sapʁisti] : interj. Saperlipopette. Juron familier marquant l’étonnement, l’impatience, l’exaspération. Déformation de sacristi, afin de ne pas blasphémer ouvertement.

Sarreau [sɑʁew] : n. m. Blouse d’écolier en coton noir.

Savnaï [savnaj] / Savna [savna] : topon.Commune de Savenay.

Septembe [sɛptɑ̃b] : n. m. Septembre.

Sevrâ [səvʁɑ] : topon.Commune de Sévérac.

Sia [sja] : adv. Si (affirmatif). Oui.

Sia [sjɑ] : n. f. Barrière. As-tu ben fermeu la sia ? As-tu bien fermé la barrière ?

Sembl-ti [sɑ̃bti] : loc. adv. Semble-t-il. Apparemment. A mon avis.

Sente [sɑ̃t] : n. f. 1. Odorat 2. Odeur.

Sint Jelièn [sɛ̃ʒəljɛ̃] : topon. Commune de Saint-Julien-de-Vouvantes.

Sonjer [sɔ̃ʒu] : v. tr. Penser, songer, réfléchir, prédire, présumer, pronostiquer, supposer.

Soue n. f. Enclos pour les cochons. Dans notre région (44) cet enclos est souvent constitué de palis (pierres d’ardoise) dressés verticalement formant un muret.

Soulail [sulaj] : n. m. Soleil. Point de soulai aneu, qe d’la pieuille ! Pas de soleil aujourd’hui, seulement de la pluie !

Soupeu [supø] : n. m. Repas du soir, dîner.

Sourd [suʁ] : n. m. Salamandre.

Souvent d’faï [faj] : Expr. Souvent. I rentreu bézeu prop’ ben souvent d’faï. Il rentrait ivre souvent.

Sti-ci [stisi] : pron. dém. Celui-ci.

Sti-la [stila] : pron. dém. Celui-là.

Subller [sybjø] : v. tr. Siffler

Suçeu [sysø] : topon.Commune de Sucé-sur-Erdre.

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~ T ~

Taï [taj] : pron. pers. Toi. Tais-teu don, taï. Tais-toi donc.

Tait [taj] : n. f. Étable.

Tant e core [tɑ̃w e kɔʁ] : loc. Tant et plus.

Tant pire [tɑ̃w piʁ] : loc. Tant pis.

Tant q’c’ét asseu [tɑ̃w ksetasə] : loc. Plus qu’il n’en faut, et même un peu plus. J’e caoseu galo tant q’c’ét asseu aneu. Je ses vengeu, j’vâs me coûcheu. J’ai parlé gallo tant et plus aujourd’hui. Je suis exténué, je vais me coucher.

Tant q’c’ét ben asseu ! [tɑ̃ksebɛ̃nasœj] : interj. Suffisamment.

T’a q’à creure ! [takakʁəʁ] : interj. Formule d’incrédulité. Tiens donc ! A supposer !

Taquenaud [takənaw] : n. m. Taon.

Témoin [temuɛ̃] : n. m. Pierre mise dans le four à bois pour en mesurer la température. On en disposait deux ou trois. Elles devenaient blanches lorsque la température idéale pour la cuisson du pain  était atteinte.

Terrasson [təʁɑsɔ̃] : n. m. Récipient de terre cuite qui reçoit la braise des chauffe-pieds.

Teuïte  [tøjtə] : n. f. Tête.

Teurjous [təʁʒu] 1. adv. Toujours. I t’eu teurjous partis lalin quel bon débarras. Toujours est-il qu’il est parti là-bas. Quel bon débarras. 2. Conj. Pourtant. Néanmoins. Il a réussi dans ses affaires, c’est teurjous pa pasqu’i ‘teut fin. Il a réussi dans ses affaires, ce n’est pourtant pas parce qu’il était intelligent.

Teurliere [təʁljəʁ] / Teurleiere [təʁləjəʁ] : topon. Commune de Treillières.

Teurte [tøʁt] : n. f. Tourterelle.

Tomberleille [tɔ̃bəʁləj] :  n. f. Le contenu d’un tombereau. Va don cri eune tomberleille de biètes ! Va donc chercher un tombereau de betteraves !

Tomber veuve [tɔ̃be vəv] : expr. Perdre son mari..

Tone [tɔ̃n] : n. f. Tonneau de 2 barriques et plus.

Torin [toʁœ̃] : n. m. Taureau. Demain j’va m’neu la vache au torin. Demain je vais faire saillir la vache.

Touche [tuʃ] : n. f. Conduite des animaux. Expr. Chien de touche. Chien apte naturellement ou dressé pour surveiller les animaux (vaches ou moutons).

Touque [tuk] : n. f. Bonbonne, grosse bouteille en verre ou en grès.

Tourtéo [tuʁtew] : n. m. Tourton.

Trâ [tʁɑ] : n. f. Grive draine.

Traille [tʁaj], Treuille [tʁœj] : n. f. Truie. Va donc rentreu la traille dans la soue ! Va donc rentrer la truie dans son enclos !

Tranche [tʁɑ̃ʃ] : n. f. Grosse houe à main.  À rapprocher du breton traňch (serpe, houe). Eune tranche c’ét pour arracheu les patates. Une tranche est utilisée pour récolter les pommes de terre.

Trentin [tʁɑ̃tɛ̃] : n. m. Série de trente messes. Y së payë un trentin pour le repos de son âme. Il s’est offert trente messes pour le repos de son âme.

Trimard [tʁimaʁ] : n. m. 1. Errance et mendicité. Parti su l’trimard ou viv’ su l’trimard. Se mettre à mendier. 2. Mendiant. Celui qui trimarde. C’ét un trimard qu’a fait l’coup. C’est un mendiant le coupable.

Trimarder [tʁimaʁdø] : v. intr. Vivre de mendicité et de rapine.

Tritus [tʁitys] : n. m. Débris, ordures.

Trempé-guené [tʁɑ̃pø-gønø] : adj. Être fortement mouillé, être trempé comme une guenille. Il a mouilleu, on s’en r’vient trempeu-gueuneu. Il a plu, nous rentrons trempés jusqu’aux os.

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~ U ~

Ugène [yʒɛn] : prén. m. Eugène.

Un moment de temp [ɛ̃ momɑ̃ də tɑ̃] : loc. adv. Â une époque.

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~ V ~

Vache [vaʃə] : n. f. Cartable.

Vache de chêne [vaʃə də ʃɛn] : n. f. Hanneton.

Vaï [vaj]: topon. Commune de Vay.

Vengeu [vɑ̃ʒø] : adj. Exténué. À bout de force. Le poupon a tant brailleu qu’il ét vangeu. Le bébé a tant pleuré qu’il est exténué.

Ventiés ben ! [vɑ̃tjebɛ̃] : interj. Sans doute, probablement.

Véprée [vepʁø] : n.f. Après-midi. On utilise plutôt raissiée à Héric et ses environs.

Vera [vəʁɑ] : n. m. Mâle reproducteur de l’espèce porcine.

Verser [vɛʁsø] : v. intr. 1. Se renverser. I tournit ben trop vite et la charteu d’foin  versit dans l’fousseu. Il tourna bien trop vite et la charrette de foin se renversa dans le fossé.

Viette [viɛtə] : n. f. Sentier étroit. « Prend la viette ».

Vircouet [viʁkuɛ] : n. m. Virage, tournant, zigzag.

Vircouetter [viʁkuetø] : v. tr. Zigzaguer. Il t’eu chao un p’tit et vircouetteu à s’en v’nir à vélo su la rout’. Il était un peu ivre et zigzaguait sur la route en rentrant à vélo.

Vire [viʁ] : n. m.Treuil rudimentaire du puits.

Vire la lune [viʁ la lynə] : exp. Surnom souvent donné a celui qui souffrait d’un strabisme ou d’un autre problème ophtalmologique.

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~ Y ~

Yotte, à la … [jɔtə] : exp. Manière de porter quelqu’un sur ses épaules. Viens mon queniao que j’te meune à la yotte. Viens mon petit que je te porte sur mes épaules. Syn. quelot.

You [ju] ou e-you [eju] ou i-you [iju] : adv. Où ? Dans quel endroit ? E-you as-tu core mins la teurtoueure ? Où as-tu encore mis la teurtoueure ?

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~ Z ~

Zag [zag] : n. m.Scie hégoïne. j’vas prend’ mon zag.

Zozotte [zɔzɔt] : n. f. Eau de vie. Alcool de cidre.

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Remerciements :

  1. Régis Auffray pour son dictionnaire Le Petit Matao.
  2. Fabien Lecuyer pour son Ebook Le Teinzou du Galo.
  3. Arthur Maillard pour son livre  Le Parler du pays de Bouvron.